10 mai 2012

RECOMMANDATIONS RADIOPHONIQUES
(archives)

Du LUNDI 2 JUILLET au VENDREDI 27 JUILLET 2012, nous vous invitons à suivre sur FRANCE MUSIQUE, le feuilleton radiophonique inédit en vingt épisodes que DAVID CHRISTOFFEL, le chroniqueur des OREILLES SENSIBLES (chaque matin à 7h45 à la Matinale de France Musique animée par Christophe BOURSEILLER cette année 2011-2012), DU LUNDI AU VENDREDI de 8h45 à 8h55 :

MEURTRE AU CONSERVATOIRE
POLAR MUSICAL “TRÈS” INÉDIT

Quelques jours après la Fête de la musique 2012, une mystérieuse panne d'électricité a jeté le conservatoire dans le noir pendant plusieurs heures...



cliquer ici pour voir la "bande annonce" :
http://www.dailymotion.com/video/xrtpao_meurtre-au-conservatoire-france-musique_music

et ici pour le site du feuilleton :
http://polar.francemusique.fr

Il sera naturellement possible d'entendre ce feuilleton en différé et en podcast... ici http://sites.radiofrance.fr/francemusique/em/meurtre-conservatoire/archives.php?e_id=105000060

Pour en savoir un tout petit peu plus lire l'article d'Emmanuelle GIULIANI « MAIS QUI A TUÉ MADAME TRAVERSO ? », paru dans LA CROIX, 29 juin 2012, en cliquant ici :
et l'article de Gérard  CONDÉ dans LE MONDE en cliquant ici :
http://www.dcdb.fr/programmes/2012%2007%20-%20Le%20Monde.pdf

Dans la liste des épisodes ci-dessous,
cliquer sur les titres pour les entendre
(les épisodes où il est question de Maurice Ravel
sont principalement les 1, 6, 7 et 15)

Episode 1, lundi 2 juillet : Mystérieuse panne d'électricité au Conservatoire... où vous apprendrez que parmi les indices trouvés sur le lieu du crime de Madame Traverso, Salle Olivier Messiaen du Conservatoire, figurait un autographe de Maurice Ravel... Vous entendrez notamment le directeur du Conservatoire Bruno M..., la Pavane pour une infante défunte de Maurice Ravel arrangée pour trombone...
Episode 2, mardi 3 juillet : Les dangers des ondes Martenot...
Episode 3, mercredi 4 juillet : Des souvenirs confus...
Episode 4, jeudi 5 juillet : Les travers de Madame Traverso... ses élèves continuent de témoigner... un éminent graphologue est consulté au sujet de l'écriture très particulière de la regrettée (pas par tous !) professeur de flûte du Conservatoire...
Episode 5, vendredi 6 juillet : Des complicités dans l'orchestre...
Episode 6, lundi 9 juillet : ... Une lettre à message... (cliquer sur le titre en rouge) : la lettre autographe signée de Maurice Ravel retrouvée parmi les indices présents sur le lieu du crime... est commentée par Manuel Cornejo. (pour en savoir plus sur le contenu de cette lettre, se procurer un exemplaire des Cahiers Maurice Ravel, n°7, 2000 où Arbie Orenstein l'a publiée, page 51, sans facsimilé)


détail n°1 de la lettre du 17 juin 1916 à Lucien Garban,
proche ami et correcteur d'épreuves aux éditions musicales Durand, éditeur attitré de Maurice Ravel
(collection privée, cliché de la coll. Manuel Cornejo, reproduction interdite)

17/6/[19]16
Mais non, mais non, cher ami, mon état n'a rien de mystérieux. L'autre blessure est purement métaphorique : il y avait là un jeu de mots entre mon désir de retourner à la musique et celui de... Dieu, que ces civils sont bouchés !
Je ne vais pas mal, à part que je ne dors pas assez et que je m'em[merde]... On a fini par me laisser tranquille pour les corvées. Je suis vaguement adjoint au monsieur qui donne de temps à autre un bidon.
Probe répartiteur de l'oint et des essences, je remplis également la fonction de garde des seaux [sic]...



détail n°2 de la lettre
(collection privée, cliché de la coll. Manuel Cornejo, reproduction interdite)
...
Édouard a du culot... Que voulez-vous répondre à ça : « Ci-joint 2 lettres et une carte adressées avenue Carnot*. T'embrasse » ou bien « Répondrai prochainement à ta lettre du 3 mars. Rien de nouveau » ?  Et je n'en reçois pas comme ça tous les jours.
M. Tanroc** répond à la lettre dont je v[ou]s ai envoyé la copie, en m'assurant que le rôle de l'Art est social : la Marseillaise, par exemple... Il fallait y songer. [passage biffé] Je veux bien qu'elle soit sociale, mais bougre ! par le temps qui court, elle n'est pas économique !
...

* Le 4 avenue Carnot à Paris près de l'Etoile fut le domicile de Ravel, son frère Edouard, et sa mère, de la mort de son père à Levallois en octobre 1908 à l'année de la disparition de sa mère en janvier 1917. (Note de M.C.)
** Lire Charles Tenroc, critique au Courrier Musical, fondateur de l'ultranationaliste Ligue nationale pour la défense de la musique française, sa prédominance en France, sa propagation à l'étranger en mars 1916, qui condamnait au silence musical "l'Allemagne moderne pangermaniste", ce qui indigna Maurice Ravel qui le fit ouvertement savoir. Le refus catégorique de Ravel de faire partie des membres de cette ligue rétive aux musiques étrangères et sa "provocation" d'aller jusqu'à vanter l'influence bénéfique de la musique de Kodaly et Schoenberg en France, lui valut des menaces de non exécution de ses oeuvres de la part de Tenroc, au nom de la Ligue, dont quelques-uns des présidents d'honneur étaient Camille Saint-Saëns, Théodore Dubois (directeur du Conservatoire de Paris au moment du scandaleux quatrième échec au Prix de Rome de Maurice Ravel en 1905...), Vincent d'Indy ou Xavier Leroux. (Note de M.C.)





détail n°3 de la lettre
(collection privée, cliché de la coll. Manuel Cornejo, reproduction interdite)
...
la cordiale amitié de votre
Maurice Ravel

Episode 7, mardi 10 juillet : ... Ravel ou l'appel du repli (cliquer sur le titre en rouge) : après s'être intéressé au contenu de la lettre de Maurice Ravel de juin 1916, la graphie du musicien est à présent commentée par Ricardo Viñes (dans son journal, dont l'édition est en cours de préparation par Nina Gubisch-Viñes), Manuel Cornejo et le graphologue Serge Lascar... avec notamment en fond musical, deux pièces écrites en hommage à Ravel, le Menuet spectral de Ricardo Viñes créé à Saint-Cloud en 1938, et le second des trois mouvements du bel et émouvant Hommage à Maurice Ravel du compositeur grec Emile Riadis, Sarabande pour une Maman défunte..., créé à Athènes en 1925 par Dimitri Mitropoulos en personne à l'occasion du cinquantième anniversaire de Ravel...
Episode 8, mercredi 11 juillet : Doutes sur le prof de percu...
Episode 9, jeudi 12 juillet : La personnalité des instruments...
Episode 10, vendredi 13 juillet : La flûte à un trou...
Episode 11, lundi 16 juillet : La visite de l'appartement...
Episode 12, mardi 17 juillet : Un compositeur de prédilection... (André Jolivet)
Episode 13, mercredi 18 juillet : Des signes parmi nous...
Episode 14, jeudi 19 juillet : Disparition d'une pièce à conviction... (flûte à un trou)
Episode 15, vendredi 20 juillet : Le recroisement des pistes... (cliquer sur le titre en rouge) il est de nouveau question de Maurice Ravel, dans sa maison de Montfort-l'Amaury (Yvelines) : Madame Claude Moreau, l'ange gardien du Belvédère témoigne... et vous aurez l'occasion d'entendre le merveilleux oisillon chantant (cliquer ici pour en savoir plus : bruant z...) offert au compositeur au cours d'une répétition d'orchestre (répétition qui eut du mal à reprendre selon l'anecdote, car le musicien ne se lassait pas de remonter le mécanisme de l'oisillon et d'en écouter le chant en répétant "Je sens battre son coeur"...) par le peintre et sculpteur Léon Leyritz (1888-1976). Ami indéfectible des dix dernières années de la vie de Maurice Ravel, Léon Leyritz est l'auteur d'un buste de style très moderne de Maurice Ravel en 1927 ainsi que de la décoration du pied-à-terre parisien du musicien aménagé à Levallois (angle du 16 rue Louis Rouquier et de la rue Camille Desmoulins) en 1930 (malheureusement détruit dans l'indifférence générale en 1990... sans que pratiquement personne ne se soit battu pour sauver l'immeuble...), et auteur de décors conçus pour l'entrée du Boléro au répertoire de l'Opéra de Paris après la disparition de Ravel..., décor original s'inspirant d'une part de l'usine du Vésinet ayant en partie servi de source d'inspiration à Maurice Ravel et d'autre part du décor oriental du Palais de Telouet au Maroc où une grande fête musicale fut donnée en l'honneur du musicien en mars 1935 pour le soixantième anniversaire du compositeur, alors que sa santé avait déjà fortement décliné... L'oisillon chantant, acheté par Leyritz à un camelot boulevard Haussmann, émerveille toujours les visiteurs du Belvédère, et pas uniquement les enfants ! (par exemple, Stephen Sondheim fut fasciné lorsqu'il vit l'oiseau bouger et l'entendit chanter en avril 2011...). Selon Manuel Cornejo, cet objet a probablement été fabriqué par l'entreprise française Blaise Bontemps (rachetée en 1960 par l'horlogerie suisse Reuge E S.A. http://www.reuge.com  ). (Toute éventuelle information complémentaire sur l'objet ou sur Léon Leyritz sera reçue avec joie, en écrivant à amisderavel[a]gmail.com)

                                         

Façade du Belvédère de Montfort-l'Amaury (cliché Manuel Cornejo)
Episode 16, lundi 23 juillet : Rendez-vous secret au cimetière... (devant la tombe d'Henri Sauguet au cimetière Montmartre à deux pas de celle d'André Jolivet..., dans la 27e division)
Episode 17, mardi 24 juillet : La piste suisse... (Mme Traverso candidate au Conservatoire de Genève...)
Episode 18, mercredi 25 juillet : L'épreuve du souffle...
Episode 19, jeudi 26 juillet : Le détecteur de tristesse...
Episode 20, vendredi 27 juillet : La lettre d'aveu... (le coupable se dénonce...)